Slack dépasse les 250 000 utilisateurs en France


Par Morgan Robert | le lundi 05 février 2018 | Logiciel RH et réseaux sociaux
Slack dépasse les 250 000 utilisateurs en France

Lancé en 2014, Slack est l’outil collaboratif qui a fait le plus parler de lui ces dernières années. Un espace de travail numérique multitâches que peuvent partager les collaborateurs d’une même entreprise. Mais après quatre années de croissance rapide, Slack a vu apparaître de redoutables concurrents. Explications.

Des statistiques impressionnantes

Valorisée voici quelques mois à plus de 5 milliards de dollars, Slack fait partie des success stories les plus éclatantes de l’économie numérique de ces dernières années. A l’automne dernier, l’outil comptait 9 millions d’utilisateurs actifs hebdomadaires, dont 6 millions au quotidien, 2 millions d’utilisateurs payants et 50 000 comptes entreprises. Troisième pays utilisateur en Europe, la France comptait 250 000 afficionados pour 6000 entreprises, 10% détenant un compte payant.

Simplicité, modularité…

Pour faire simple, Slack propose un espace de travail que vont se partager divers collaborateurs d’une entreprise, qu’ils soient dans le même openspace ou séparés de centaines de kilomètres. Pour ce faire, l’application va associer le mail, la messagerie instantanée, les notifications, la possibilité de créer des « channels » de discussion entre membres d’un projet ou encore la possibilité d’éditer et de partager des documents stockés sur Dropbox ou Google Drive! La plateforme sait par ailleurs se connecter à tellement d’outils –communication, statistiques, relation client– qu’elle se placera d’elle même au centre de l’entreprise.

Le design et l’intégration…

Sans proposer de grande nouveauté, Slack a donc su intégrer de nombreuses fonctionnalités dans une seule plateforme homogène au design « cool ». Voilà le secret du succès. « En 2014, les notions de travail à distance et de collaboration étaient déjà bien connues. Les fondateurs de Slack n’ont fait que surfer sur cette vague, en proposant un environnement adapté à des communautés déjà largement évangélisées confirme Laetitia Vitaud, spécialiste des questions d’avenir de l’emploi, du travail et des organisations, experte pour le cabinet Willbegroup et auteure en 2016 du livre « Faut-il avoir peur du numérique ? »

Autre atout: sa gratuité, au moins au début…  « Dès que l’utilisation devient plus intensive, il faut payer… » Prix des formules payantes de 7 à 14 euros par mois par utilisateur.

Un outil encore réservé à des populations très connectées

« L’une des principales limites de Slack, reprend Laetitia Vitaud, c’est qu’il reste un outil de geek et de start-up. Dans les grandes entreprises, il demeure souvent l’apanage des directeurs de l’innovation et de quelques cellules proches. » Pour les grandes organisations qui ont besoin d’outils numériques accessibles au plus grand nombre, Slack, peut se révéler alors d’un intérêt limité.

De très importants concurrents…

Ces derniers mois, de redoutables concurrents sont apparus avec Microsoft Teams et surtout Facebook Workplace. Ces plateformes dont les versions grand public sont très connues et faciles d’accès… « Chacun le sait, pour fonctionner, un outil collaboratif doit être utilisé par le plus grand nombre. Or Slack demeure un acteur de niche. Même s’il s’agit d’une niche très belle et très influente… » Pour mieux se positionner sur les grands comptes a donc été lancée Slack Enterprise Grid. Le succès sera-t-il au rendez-vous ?

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