
mardi 05 octobre 2010
RH 2.0 : guide de survie pour recruter sur le web

Spécialistes du marketing RH et du web 2.0, Émilie Pelletier et Didier Dubois viennent de publier un guide pratique à destination des professionnels des ressources humaines. Son but : leur permettre de bien utiliser les outils mis à leur disposition par les nouvelles technologies.
« Utiliser les médias sociaux sans faire évoluer son approche du recrutement, c’est comme essayer de lire une cassette VHS avec un lecteur BluRay ! » compare Didier Dubois, co-auteur de "RH 2.0 : guide de survie pour recruter sur le web". Avant tout, il faut donc comprendre comment ils fonctionnent et s’adapter. Par exemple, « LinkedIn est un outil de réseautage, on ne peut pas se contenter d’y poster des offres : il faut l’utiliser pour entrer en contact avec des candidats. » Le tout est de choisir la plateforme en fonction de la cible. Pour cela, il existe des études menées par des jobboards, comme celle de Regionsjob, ou par des institutions comme l’Ifop. Elles nous apprennent par exemple que Facebook et Twitter sont fréquentés par des profils plus jeunes que les réseaux professionnels, qui attirent surtout les cadres de plus de trente ans.
Divers profils de recruteurs 2.0
Bien sûr, tout cela représente un investissement de temps, qui dépend du degré d’implication et des choix du recruteur, comme l’explique Émilie Pelletier, co-auteur : « s’il choisit Twitter, il lui faudra y aller plusieurs fois par jour. Sur LinkedIn, une présence bihebdomadaire peut suffire. » L’investissement en temps augmente en fonction du profil du recruteur. Les auteurs de ce guide, très concret avec cas pratiques et illustrations à l’appui, en dénombrent quatre types. Les moins présents sur la toile sont ceux que l’on qualifie de passifs. Ils se contentent principalement d’observer le Net afin de surveiller leur image RH et éventuellement d’y chercher des candidats. Afin de répondre aux initiatives lancées par d’autres, les interactifs s’investissent davantage. Les engagés, instigateurs de leurs propres opérations consacrent encore plus de temps à ces médias mais moins que les créatifs qui devancent le marché.
A l’aube du 3.0
La plupart des entreprises commencent tout juste à s’intéresser au web 2.0 que les outils 3.0 arrivent déjà sur le marché du recrutement. « Les professionnels RH vont rapidement devoir s’adapter », estime Émilie Pelletier. Ils devront apprendre à utiliser à leur avantage les jeux multi-joueurs en ligne, les SMS et MMS, services de messagerie multimédia par téléphonie mobile, le Bluetooth, technologie de liaison à distance entre des appareils électroniques, et autres widgets, ces mini-logiciels qui permettent d’afficher des informations en temps réel sur une page web. Certains ont déjà commencé à se lancer. Veolia par exemple avait installé dans des affiches placées dans des universités des émetteurs Bluetooth : dès qu’un étudiant passait à portée, il recevait sur son portable un message lui proposant d’accéder aux offres d’emploi de l’entreprise.
De son côté, l’armée de Terre a inséré dans des jeux vidéo des affiches rappelant sa campagne de recrutement et donnant un lien vers son site web, vitrine plus classique. En effet, attention, prévient Didier Dubois : « il ne faut pas pour autant négliger les outils traditionnels, tels que le site carrières ! » Car le but de toutes ces nouvelles technologies est aussi de drainer du trafic vers la page web de l’entreprise et d’augmenter sa visibilité.
Séverine Dégallaix
« Utiliser les médias sociaux sans faire évoluer son approche du recrutement, c’est comme essayer de lire une cassette VHS avec un lecteur BluRay ! » compare Didier Dubois, co-auteur de "RH 2.0 : guide de survie pour recruter sur le web". Avant tout, il faut donc comprendre comment ils fonctionnent et s’adapter. Par exemple, « LinkedIn est un outil de réseautage, on ne peut pas se contenter d’y poster des offres : il faut l’utiliser pour entrer en contact avec des candidats. » Le tout est de choisir la plateforme en fonction de la cible. Pour cela, il existe des études menées par des jobboards, comme celle de Regionsjob, ou par des institutions comme l’Ifop. Elles nous apprennent par exemple que Facebook et Twitter sont fréquentés par des profils plus jeunes que les réseaux professionnels, qui attirent surtout les cadres de plus de trente ans.
Divers profils de recruteurs 2.0
Bien sûr, tout cela représente un investissement de temps, qui dépend du degré d’implication et des choix du recruteur, comme l’explique Émilie Pelletier, co-auteur : « s’il choisit Twitter, il lui faudra y aller plusieurs fois par jour. Sur LinkedIn, une présence bihebdomadaire peut suffire. » L’investissement en temps augmente en fonction du profil du recruteur. Les auteurs de ce guide, très concret avec cas pratiques et illustrations à l’appui, en dénombrent quatre types. Les moins présents sur la toile sont ceux que l’on qualifie de passifs. Ils se contentent principalement d’observer le Net afin de surveiller leur image RH et éventuellement d’y chercher des candidats. Afin de répondre aux initiatives lancées par d’autres, les interactifs s’investissent davantage. Les engagés, instigateurs de leurs propres opérations consacrent encore plus de temps à ces médias mais moins que les créatifs qui devancent le marché.
A l’aube du 3.0
La plupart des entreprises commencent tout juste à s’intéresser au web 2.0 que les outils 3.0 arrivent déjà sur le marché du recrutement. « Les professionnels RH vont rapidement devoir s’adapter », estime Émilie Pelletier. Ils devront apprendre à utiliser à leur avantage les jeux multi-joueurs en ligne, les SMS et MMS, services de messagerie multimédia par téléphonie mobile, le Bluetooth, technologie de liaison à distance entre des appareils électroniques, et autres widgets, ces mini-logiciels qui permettent d’afficher des informations en temps réel sur une page web. Certains ont déjà commencé à se lancer. Veolia par exemple avait installé dans des affiches placées dans des universités des émetteurs Bluetooth : dès qu’un étudiant passait à portée, il recevait sur son portable un message lui proposant d’accéder aux offres d’emploi de l’entreprise.
De son côté, l’armée de Terre a inséré dans des jeux vidéo des affiches rappelant sa campagne de recrutement et donnant un lien vers son site web, vitrine plus classique. En effet, attention, prévient Didier Dubois : « il ne faut pas pour autant négliger les outils traditionnels, tels que le site carrières ! » Car le but de toutes ces nouvelles technologies est aussi de drainer du trafic vers la page web de l’entreprise et d’augmenter sa visibilité.
Séverine Dégallaix
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