
jeudi 26 août 2010
Ils ont testé : les jobboards qui « cassent » les prix

Des jobboards d’un nouveau genre proposent des prix dérisoires, voire nuls, à l’image de Huzz.com ou de Zijob.com. Mais que valent vraiment ces sites low cost ? Enquête avec des entreprises qui ont eu recours à leurs services.

Nicolas D’Hooghe, co-fondateur de la société recrutement Alphea-conseil, dont le siège est basé à Romans, est un de ces chefs d’entreprises qui ont été attirés par les sirènes du nouveau réseau social Huzz.com. Pour lui, la « gratuité et le fait que ce site soit totalement dédié à l’emploi permettent d’élargir la diffusion des offres d’emploi sur internet ». Une visibilité accrue, avec, de plus, un suivi plus que satisfaisant. Pour zéro euro, Nicolas D’Hooghe utilise ce site communautaire depuis quatre à cinq mois et ne regrette « absolument pas » d’avoir quitté le plus célèbre Viadeo, qui lui, est payant.
Des sites tournés vers le web 2.0
Parmi les qualités du site, Nicolas D’Hooghe note sa facilité d'utilisation : « nous diffusons nos offres directement via leur plateforme, leur processus intègre la possibilité de fournir un flux XML qui reprend toutes nos offres directement de notre site. C’est un vrai confort d’utilisation qui ne nous demande aucun travail supplémentaire. Les réponses aux offres postées sont par ailleurs très nombreuses et "nous pensons que rapidement nous pourrons trouver des candidats en phase avec nos attentes via Huzz », poursuit-il. Bien que Huzz soit un site généraliste, il est selon lui « très facile » de cibler son domaine d'activité ainsi que les exigences que l'on recherche chez un candidat, ce qui permet d'effectuer un tri pertinent.
Notons qu’Alphéa-Conseil est présent sur une quarantaine de sites actifs et sur plusieurs réseaux professionnels. « En tant que cabinet de recrutement spécialisé dans la distribution spécialisée, la grande distribution et les métiers techniques pour l’industrie, nous nous devons de multiplier notre sourcing et nos supports de communication », estime le recruteur, qui n'a pas l'intention d'abandonner Huzz, un « futur incontournable pour les recruteurs », d’après lui.
Performance du service, mais manque visibilité à travailler

Chez Pixojob, un cabinet de recrutement informatique spécialisé en multimédia et internet, on apprécie également les sites de recrutement low cost. Yoan Lureault, le directeur de la société, s’estime lui aussi « très satisfait » de la plateforme qu’il utilise, Zijob.fr, un site qui propose de publier des annonces pour un euro par jour. « Le service offert est assez intéressant, il y a une grande facilité d’utilisation grâce à l’orientation très web 2.0 de la plateforme », indique-t-il.
Là aussi, c’est un échange de bons procédés qui s’opère : « On ne publie pas des annonces pour forcément avoir des réponses mais surtout pour accroître notre visibilité en multipliant les possibilités » poursuit Yoan Lureault, qui regrette cependant que ce sites low cost fassent encore partie d’un marché de niche, tout comme le site Remixjobs qu'il utilise, un autre site emploi gratuit qui s'apparente à un réseau social. « En misant sur le tout gratuit, ces sites en oublient de gérer leur présence sur internet en se développant, par exemple, grâce à la pub », souligne Yoan Lureault.
A l’image de ce qui s’est passé dans le secteur de l’aviation ou de l’hôtellerie, le low cost devrait donc venir bousculer quelque peu l’univers traditionnel des sites emploi. Reste à savoir qui arrivera à se détacher du lot parmi les nombreux acteurs misant sur ce créneau.
Alexandre Panizzo

Nicolas D’Hooghe, co-fondateur de la société recrutement Alphea-conseil, dont le siège est basé à Romans, est un de ces chefs d’entreprises qui ont été attirés par les sirènes du nouveau réseau social Huzz.com. Pour lui, la « gratuité et le fait que ce site soit totalement dédié à l’emploi permettent d’élargir la diffusion des offres d’emploi sur internet ». Une visibilité accrue, avec, de plus, un suivi plus que satisfaisant. Pour zéro euro, Nicolas D’Hooghe utilise ce site communautaire depuis quatre à cinq mois et ne regrette « absolument pas » d’avoir quitté le plus célèbre Viadeo, qui lui, est payant.
Des sites tournés vers le web 2.0
Parmi les qualités du site, Nicolas D’Hooghe note sa facilité d'utilisation : « nous diffusons nos offres directement via leur plateforme, leur processus intègre la possibilité de fournir un flux XML qui reprend toutes nos offres directement de notre site. C’est un vrai confort d’utilisation qui ne nous demande aucun travail supplémentaire. Les réponses aux offres postées sont par ailleurs très nombreuses et "nous pensons que rapidement nous pourrons trouver des candidats en phase avec nos attentes via Huzz », poursuit-il. Bien que Huzz soit un site généraliste, il est selon lui « très facile » de cibler son domaine d'activité ainsi que les exigences que l'on recherche chez un candidat, ce qui permet d'effectuer un tri pertinent.
Notons qu’Alphéa-Conseil est présent sur une quarantaine de sites actifs et sur plusieurs réseaux professionnels. « En tant que cabinet de recrutement spécialisé dans la distribution spécialisée, la grande distribution et les métiers techniques pour l’industrie, nous nous devons de multiplier notre sourcing et nos supports de communication », estime le recruteur, qui n'a pas l'intention d'abandonner Huzz, un « futur incontournable pour les recruteurs », d’après lui.
Performance du service, mais manque visibilité à travailler

Chez Pixojob, un cabinet de recrutement informatique spécialisé en multimédia et internet, on apprécie également les sites de recrutement low cost. Yoan Lureault, le directeur de la société, s’estime lui aussi « très satisfait » de la plateforme qu’il utilise, Zijob.fr, un site qui propose de publier des annonces pour un euro par jour. « Le service offert est assez intéressant, il y a une grande facilité d’utilisation grâce à l’orientation très web 2.0 de la plateforme », indique-t-il.
Là aussi, c’est un échange de bons procédés qui s’opère : « On ne publie pas des annonces pour forcément avoir des réponses mais surtout pour accroître notre visibilité en multipliant les possibilités » poursuit Yoan Lureault, qui regrette cependant que ce sites low cost fassent encore partie d’un marché de niche, tout comme le site Remixjobs qu'il utilise, un autre site emploi gratuit qui s'apparente à un réseau social. « En misant sur le tout gratuit, ces sites en oublient de gérer leur présence sur internet en se développant, par exemple, grâce à la pub », souligne Yoan Lureault.
A l’image de ce qui s’est passé dans le secteur de l’aviation ou de l’hôtellerie, le low cost devrait donc venir bousculer quelque peu l’univers traditionnel des sites emploi. Reste à savoir qui arrivera à se détacher du lot parmi les nombreux acteurs misant sur ce créneau.
Alexandre Panizzo
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