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jeudi 06 juin 2013

Tribune - Logiciels SaaS : vrai ou faux ? par Yann Guezennec

Tribune - Logiciels SaaS : vrai ou faux ? par Yann Guezennec

En matière de progiciels, les éditeurs distinguent généralement le "vrai SaaS" du "faux SaaS". Une manière triviale de définir deux réalités techniques bien différentes. Pour certains clients en revanche, la question n’est pas si évidente. Car contrairement aux idées reçues,  le « bon SaaS » n’est pas forcément synonyme de « vrai SaaS ».

SaaS mutualisé versus SaaS dédié

Qu’est ce que le mode Software as a Service ?  La mise à disposition d’un service informatique à travers le web. Autrement dit, dans le cas qui nous intéresse, l’abonnement à un SIRH via Internet. D’un point de vue technique, le SaaS peut toutefois prendre deux formes. Dans le premier cas, les applications sont mutualisées. Plusieurs entreprises partagent donc simultanément la même couche applicative et le même environnement technique. Comme sur Facebook par exemple, où sans même s’en rendre compte, tous les utilisateurs partagent le même code et les mêmes serveurs. C’est ce qu’on appelle le vrai SaaS. A contrario, dans le cas d’une configuration en faux SaaS, chaque client de l’éditeur utilise une couche applicative dédiée, dans un environnement spécifique. Cette différence n’est qu’un détail, pourrait-on croire. Et pourtant, loin de tout jugement de valeur, cela change tout !
    
Le vrai SaaS : pour bénéficier des synergies

Les clients qui choisissent ce modèle bénéficient en continu des améliorations technologiques apportées au progiciel, sans avoir à changer de version. Autre avantage de taille : si une ou plusieurs entreprises mettent en œuvre un audit de sécurité pour tester la solution, toutes les autres en bénéficient de facto. Partager sa couche applicative avec une banque, par exemple, assure théoriquement une sécurité optimale du système. Revers de la médaille : l’outil ne peut être personnalisé que dans la limite du paramétrage autorisé par le SI.

Le faux SaaS : pour les besoins sur mesure

Ce n’est pas parce qu’on le qualifie de faux qu’il est moins fiable. Cette configuration s’adresse volontiers aux entreprises qui souhaitent une solution parfaitement adaptée à leur organisation. Par ailleurs, le niveau d’exigence en matière de sécurité est d’autant plus élevé que les audits sont menés sans risque de perturber les autres entreprises. Si, en théorie, le faux SaaS a la capacité de s’adapter spécifiquement aux demandes du client, cela n’est toutefois vrai que si l’éditeur accepte de s’organiser pour assurer sérieusement la maintenance du système. Afin d’éviter les surprises lors des montées de version par exemple…

Vers deux modèles économiques distincts ?

Chez Altays nous déployons les deux modèles en fonction des périmètres fonctionnels.
Selon nous, le vrai SaaS est idéal pour couvrir des périmètres classiques du SIRH, comme la gestion des talents, le recrutement, la mobilité ou la gestion des contrats en alternance. Le faux SaaS, en revanche, doit être privilégié pour répondre aux besoins très pointus des entreprises : la gestion des revues managériales, de la rémunération, des accords sociaux, ou les consoles de reporting « sur mesure » par exemple.
Nos confrères éditeurs investissent massivement pour déployer des solutions 100 % en vrai SaaS. Pourquoi ? Car, bien que les investissements initiaux soient lourds, maintenir une seule application revêt un intérêt économique évident. A terme, le faux SaaS coûte plus cher à l’éditeur car les coûts de maintenance et d’exploitation techniques sont élevés. Moralité : le faux SaaS ne peut pas être bon marché. Des prix trop attractifs doivent pousser les entreprises à s’interroger sur la viabilité de l’éditeur, et notamment sur sa capacité à assurer une maintenance solide.
Mais « Vrai Saas » ou « Faux Saas », quand une entreprise s’équipe d’un nouveau progiciel… c’est rarement marqué sur la boîte !

Yann Guezennec, Président du groupe Altays

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