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lundi 18 août 2014

Pourquoi faut-il remettre de la solidarité dans l’entreprise ?

Pourquoi faut-il remettre de la solidarité dans l’entreprise ?

Le terme "solidarité" a beau être sur toutes les lèvres, peu d’entreprises passent véritablement des paroles aux actes en instaurant des initiatives en lien avec leurs démarches RSE. Pourtant, en insufflant un sentiment de gratitude, la solidarité impacte fortement la performance économique d’une entreprise.

Il y a quelques semaines, le Sénat a adopté une loi autorisant le don de jours de repos à un collègue dont l’enfant est malade. Si l’idée, proposée en juillet 2011 par le député Paul Salen, a mis du temps avant de remporter les faveurs des sénateurs, elle a eu le mérite de mettre la solidarité sur le devant de la scène. Depuis quelques mois, de plus en plus d’entreprises s’emparent de ce débat. Pour Pierre-Eric Sutter, président de la société Mars-Lab ces dernières ont tout à y gagner. Avant de comprendre la manière dont la solidarité peut favoriser leur performance, ces sociétés doivent toutefois appréhender l’attitude paradoxale de leurs collaborateurs vis-à-vis de leur travail. "Les Français entretiennent une histoire d’amour absurde avec leur job, du type « je t’aime, moi non plus ». Ils sacralisent leur relation au travail et la redoutent à la fois. Parmi leurs facteurs d’insatisfaction, ils citent le manque de transparence sur les rôles de chacun, le manque de proximité de la direction avec les préoccupations du terrain et le manque d’enthousiasme, lié au fait qu’ils sont éloignés des résultats de leur travail", a-t-il expliqué, lors d’une matinée d’échanges sur les bénéfices de la mobilisation solidaire des collaborateurs qui s’est déroulée courant mai à Paris.

Reconnaissance et gratitude : le couple vertueux

Manifester de la reconnaissance symbolique, matérielle et sociale à ses collaborateurs peut permettre de combler les lacunes citées par les travailleurs. Il faut toutefois garder en tête qu’au-delà d’une rémunération attractive, les salariés sont en quête de bien-être. En particulier la génération Y, qui s’attache à travailler dans des sociétés qui ont des valeurs proches des leurs. Et ça tombe bien car le bien-être est un facteur de performance. "Les signes de reconnaissance aboutissent à un sentiment de gratitude, qui permet aux travailleurs d’avoir une représentation positive de leur environnement social et matériel et de repérer plus facilement les évènements positifs de la vie. Ce sentiment favorise à la fois notre capacité à attendre avant de recevoir une récompense et notre comportement altruiste, c’est-à-dire notre propension à rendre service aux autres", souligne Pierre-Eric Sutter. Des actions de solidarité (mécénat de compétences, congés solidaires…) peuvent ainsi permettre aux entreprises d’accroître ce sentiment de gratitude en interne. Grâce à elles, ces derniers relativisent plus volontiers le manque de reconnaissance qu’ils doivent parfois affronter. A la clé également ? Plus de performance sociale, donc, par effet d’entrainement, plus de performance économique.

Par Aurélie Tachot
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